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Artemis II : des humains repoussent les limites à 400 000 km de la Terre

Pour la première fois depuis 50 ans, quatre astronautes ont contourné la face cachée de la Lune à bord du vaisseau Orion. Un record de distance et une étape clé vers le retour de l'homme sur la Lune.
📅 mardi 7 avril 2026 ⏱ 2 min de lecture

C'est fait. Quatre astronautes viennent de réaliser ce qu'aucun être humain n'avait accompli depuis plus de 50 ans : s'approcher de la Lune et revenir. La mission Artemis II a franchi son cap le plus critique cette semaine, avec un survol de la face cachée de la Lune à plus de 6 000 km d'altitude et une distance record de 400 000 km entre l'équipage et la Terre.

Le décollage a eu lieu mercredi. Le vaisseau Orion transporte quatre personnes : le commandant Reid Wiseman, Christina Koch, Victor Glover côté américain, et le Canadien Jeremy Hansen. Un périple de 10 jours et près d'1 million de kilomètres au total. Du jamais-vu depuis le programme Apollo.

Pendant 40 minutes, l'équipage a disparu derrière la face cachée, coupé de tout contact radio avec Houston. Au retour de signal, Christina Koch a pris la parole depuis son hublot, avec une vue directe sur la Terre entière : "À l'Asie, l'Afrique et l'Océanie, nous vous regardons. Vous pouvez lever les yeux et voir la Lune en ce moment. Nous vous voyons aussi."

L'équipage a également assisté à une éclipse solaire totale depuis l'espace. Reid Wiseman a admis qu'il lui faudrait "inventer de nouveaux adjectifs" pour décrire le spectacle. Difficile de lui donner tort.

Donald Trump a contacté l'équipage par liaison radio. Il a promis une présence humaine permanente sur la Lune, avant de viser Mars. Jeremy Hansen en a profité pour lui décrire la face cachée : plus plate, moins marquée par les grands cratères d'impact que la face visible. Une info scientifique glissée entre deux promesses politiques.

La mission n'a pas été que technique. L'équipage a demandé à baptiser deux cratères lunaires récemment découverts. Le premier : "Integrity", comme leur vaisseau. Le second : "Carroll", en hommage à l'épouse de Reid Wiseman, morte d'un cancer il y a 6 ans. Les astronautes se sont étreints, en larmes. Des images que même les plus cyniques auront du mal à ignorer.

Le contrôle de mission a aussi diffusé un message enregistré par Jim Lovell, vétéran de deux missions Apollo, décédé l'an dernier. "Bienvenue dans mon ancien quartier", lançait-il. Avant de conclure : "C'est un jour historique. Mais n'oubliez pas de profiter de la vue."

L'amerrissage dans le Pacifique, au large de la Californie, est attendu vendredi vers 17h heure locale. Si tout se passe bien, Artemis III prendra le relais : ce sera le premier alunissage humain depuis Apollo 17 en 1972. Ensuite, la NASA vise une infrastructure durable en orbite lunaire, puis un vol habité vers Mars.

Ce que ça change : L'espace redevient une course sérieuse. Pendant que le monde crypto débat de régulation et de ETF, des États et des milliardaires jouent une partie d'échecs à l'échelle du système solaire. Celui qui contrôle la Lune contrôle potentiellement les ressources et les routes spatiales du siècle à venir. À surveiller de très près.

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