Figure (FIGR) : +100% potentiel selon Bernstein, les prêts tokenisés explosent
Bernstein ne lâche pas l'affaire. Les analystes réitèrent leur objectif de cours à 67$ sur Figure Technology Solutions (FIGR, Nasdaq), alors que l'action tourne actuellement autour de 32$. Le potentiel de hausse affiché dépasse donc les 100%. Ce n'est pas du wishful thinking : les chiffres de la société commencent à parler sérieusement.
Mars 2026 est une date à retenir pour Figure. Premier mois dans l'histoire de la boîte où les volumes de prêts ont franchi le milliard de dollars. Pas de justesse : 1,2 milliard de dollars générés sur le seul mois de mars, soit une hausse de 33% par rapport à février. Sur l'ensemble du premier trimestre 2026, le volume total atteint 2,9 milliards de dollars, en croissance de 113% versus le même trimestre l'an dernier. C'est une accélération franche, pas un effet de base.
Bernstein projette 12,8 milliards de dollars de volumes de prêts pour l'année 2026. La trajectoire actuelle met la société sur une course annualisée de 12 milliards de dollars. L'écart entre les deux chiffres est minimal. Les analystes ne semblent pas avoir sorti ce target au hasard.
Ce qui rend le dossier solide, c'est la structure du business. Figure ne dépend pas d'un seul produit. Son réseau de partenaires dépasse les 300 collaborations actives, et de nouvelles catégories de prêts viennent s'ajouter aux HELOC traditionnels. Ces derniers ont d'ailleurs historiquement un premier trimestre poussif, ce qui rend la performance de début 2026 encore plus remarquable.
Le modèle Connect Marketplace est au cœur de la stratégie. Il représentait déjà 54% du volume du Consumer Loan Marketplace au quatrième trimestre 2025. L'objectif est d'atteindre 56% des volumes totaux d'ici fin 2026. Ce modèle marketplace réduit l'exposition au bilan de Figure et améliore la scalabilité. C'est exactement ce que le marché veut voir dans une fintech en croissance.
Les risques existent, soyons clairs. Une baisse des taux d'intérêt pourrait raviver la concurrence sur le refinancement hypothécaire et compresser la demande HELOC. Tout retard dans l'expansion vers de nouvelles catégories de prêts ferait mécaniquement revoir les prévisions à la baisse. Le contexte macro reste incertain et personne ne peut l'ignorer.
Mais Figure construit quelque chose de structurel : la tokenisation du crédit sur une infrastructure blockchain, avec un réseau de distribution en expansion rapide. Ce n'est pas une promesse de whitepaper. Ce sont 2,9 milliards de dollars de volumes au premier trimestre, livrés en conditions réelles.
Ce que ça change : Figure prouve que la tokenisation du crédit n'est plus un concept de niche réservé aux conférences DeFi. C'est un marché opérationnel, en croissance à trois chiffres, avec une société qui commence à afficher les volumes d'un acteur mature. Si Bernstein a raison sur les 67$, les retardataires vont regretter d'avoir attendu.