Le futur patron de la Fed a du Bitcoin (indirectement) en poche
Kevin Warsh va probablement prendre la tête de la Réserve fédérale américaine. Et son portefeuille dit beaucoup de choses sur lui.
Sa déclaration financière déposée auprès de l'U.S. Office of Government Ethics est publique. Elle révèle un patrimoine dépassant largement les 100 millions de dollars. Deux participations de 50 millions de dollars chacune dans le Juggernaut Fund LP à elles seules. Mais ce qui intéresse la cryptosphère, c'est la suite.
Via une entité nommée DCM Investments 10 LLC, Warsh détient entre 250 000 et 500 000 dollars de participations dans des startups crypto et IA. Au menu : Polymarket, la plateforme de marchés prédictifs tournant sur Polygon, et Tenderly, un outil de développement Web3 pour déployer et débugger des smart contracts sur Ethereum et plus de 100 réseaux EVM compatibles.
Il détient aussi des parts dans Lemon Cash, une fintech crypto argentine qui permet aux Latino-Américains d'acheter et conserver du Bitcoin, de l'ETH ou du USDT directement en pesos. La boîte a même lancé une carte Visa adossée au BTC en janvier 2026.
Mais le clou du spectacle, c'est SpaceX. Warsh a une participation dans la fusée d'Elon Musk, et SpaceX hodl 8 285 BTC conservés chez Coinbase Prime, soit plus de 620 millions de dollars au cours actuel. Techniquement, le futur président de la Fed a du Bitcoin dans son patrimoine. Symbolique ? Oui. Mais pas anodin.
Sa nomination doit encore être confirmée, probablement d'ici mai. Et les règles d'éthique de la Fed l'obligeront à céder certains actifs pour éviter les conflits d'intérêts. Il devra faire le tri.
Reste qu'on parle d'un homme qui a choisi d'investir dans les marchés prédictifs blockchain, dans l'infrastructure Web3 et dans une fintech crypto sud-américaine. Ce n'est pas un hasard. Ce n'est pas non plus un profil hostile aux cryptos comme ont pu l'être d'autres régulateurs américains ces dernières années.
Ce que ça change : Avoir à la tête de la Fed quelqu'un qui comprend les cryptos de l'intérieur — et qui y a mis son argent — c'est un signal fort. Pas une garantie de politique favorable, mais une rupture nette avec l'ère Powell. Le ton à Washington sur la crypto est en train de changer à tous les étages.