Satoshi Nakamoto, c'est Adam Back ? Le NYT lâche une bombe
Le mystère Satoshi Nakamoto dure depuis 17 ans. Le New York Times vient peut-être de le résoudre — ou du moins de s'en approcher comme jamais. Dans une enquête publiée ce 8 avril 2026, le journaliste John Carreyrou désigne Adam Back, cryptographe britannique de 55 ans et CEO de Blockstream, comme le candidat le plus sérieux à l'identité du créateur de Bitcoin.
Les faits d'abord. Adam Back est l'inventeur de Hashcash en 1997, un système de preuve de travail explicitement cité dans le livre blanc de Bitcoin. Satoshi lui-même lui avait envoyé un e-mail en 2008, avant même le lancement officiel du protocole, pour discuter du concept. Si Back est Satoshi, cet échange n'est rien d'autre qu'une mise en scène soigneusement orchestrée.
Back est aussi un cypherpunk pur jus des années 1990. Rareté monétaire, résistance à la censure, transactions privées sans intermédiaire : ses propositions entre 1997 et 1999 ressemblent trait pour trait aux principes fondateurs de Bitcoin. L'enquête relève également un vide troublant dans ses publications académiques durant la période exacte où Satoshi était actif sur les forums, soit jusqu'à sa disparition en avril 2011.
L'élément le plus solide du dossier reste l'analyse stylométrique. Les journalistes ont utilisé un outil d'analyse assistée par ordinateur pour comparer des milliers de messages d'Adam Back avec les écrits de Satoshi — e-mails, posts sur les listes de diffusion, livre blanc. Conclusion : des empreintes sociolinguistiques uniques, expressions rares et tics stylistiques inclus, ne correspondent qu'à une seule personne parmi des centaines de participants aux mêmes listes. Cette personne, c'est Adam Back.
L'intéressé a répondu sans attendre sur X. Réponse sans ambiguïté : ce n'est pas lui. Il parle de « série de coïncidences » et accuse l'enquête de « biais de confirmation ». Il ajoute : « Je ne sais pas non plus qui est Satoshi, et je pense que c'est une bonne chose pour Bitcoin, car cela aide Bitcoin à être perçu comme une nouvelle classe d'actifs, la marchandise numérique mathématiquement rare. » Difficile de lui donner tort sur ce dernier point.
Rappel de contexte : Bitcoin pèse aujourd'hui près de 1 500 milliards de dollars de capitalisation, pour un marché crypto global dépassant les 2 500 milliards. Identifier Satoshi, c'est potentiellement pointer vers quelqu'un qui détient environ 1 million de BTC non bougés depuis la genèse — une position qui, si elle était liquidée, ébranlerait l'ensemble du marché.
Back nie. Le NYT insiste. La communauté crypto va se déchirer pendant des semaines. Et Satoshi, lui, garde le silence — comme toujours.
Ce que ça change : Que Back soit Satoshi ou non, cette enquête du NYT est la plus documentée à ce jour. Elle rappelle surtout que l'anonymat de Satoshi n'est pas un détail folklorique — c'est une pièce centrale de l'architecture de confiance de Bitcoin. Lever ce voile pourrait fragiliser bien plus qu'une simple réputation.