Trump menace de tout raser en Iran : Bitcoin décroche
Trump a posé son ultimatum lundi : si l'Iran ne rouvre pas le Détroit d'Ormuz avant mardi soir, les États-Unis bombardent ponts et centrales électriques. Pas de diplomatie, pas de flou. Une deadline, une menace, un délai.
Face à ça, l'Iran a répondu à sa manière. Le ministre adjoint de la jeunesse, Alireza Rahimi, a appelé sur X les jeunes Iraniens, sportifs et artistes, à former des chaînes humaines autour des centrales électriques du pays à 14h heure locale. Son message est clair : attaquer des infrastructures civiles, c'est un crime de guerre.
Du côté des Gardiens de la Révolution, le ton est identique. Le porte-parole Ebrahim Zolfaqari a qualifié les déclarations de Trump de délire d'un président en difficulté militaire, et prévenu que toute nouvelle frappe déclencherait une riposte d'une tout autre envergure.
Sur le terrain, la situation se dégrade. Israël a confirmé l'élimination de Majid Khademi, chef du renseignement des IRGC, dans la nuit de dimanche à lundi. Le ministre israélien de la Défense l'a présenté comme l'un des 3 officiers les plus hauts gradés des Gardiens, directement responsable de morts civiles israéliennes.
Le suprême leader iranien Mojtaba Khamenei, absent de toute apparition publique depuis son accession au pouvoir après l'assassinat de son père en début de conflit, a publié une déclaration écrite : les pertes ne briseront pas ses forces.
Une proposition de cessez-le-feu de 45 jours, portée par des pays médiateurs, n'a survécu que quelques heures. Trump l'a rejetée comme insuffisante. L'Iran l'a rejetée parce qu'elle n'est que temporaire. Les deux parties veulent des conditions que l'autre refuse. Le blocage est total.
Les marchés ont tout intégré en temps réel. Bitcoin touchait 69 700 $ lundi, porté par l'annonce de la trêve proposée, avec un volume de trading qui explosait au-dessus de 29 milliards de dollars sur un surge de plus de 3 %. Puis les espoirs se sont évaporés.
Mardi, BTC s'échangeait autour de 68 210 $, en recul de 2,50 %. Depuis le début du conflit fin février, le prix oscille entre 66 000 $ et 71 000 $, calqué sur le thermomètre géopolitique : chaque escalade tire le cours vers le bas, chaque rumeur de négociation le remonte.
Ce schéma n'est pas nouveau. On l'a vu pendant la guerre en Ukraine, pendant les tensions en mer de Chine. Bitcoin réagit vite, puis se stabilise. La vraie question est de savoir si une frappe effective sur l'Iran ferait casser le support des 66 000 $ ou si le marché anticipe déjà le pire.
Ce que ça change : Bitcoin n'est plus un actif qui ignore la géopolitique. Il en est devenu le baromètre en temps réel. Si Trump appuie sur le bouton, attendez-vous à un gap baissier brutal avant tout rebond. Préparez vos niveaux, pas vos certitudes.