30 766 ETH gelés après le hack de Kelp : deux avocats tentent de les détourner
Deux avocats américains tentent de mettre la main sur les 30 766 ETH gelés par Arbitrum après le hack de Kelp du 18 avril 2026, et franchement, c'est du grand n'importe quoi.
Rapel rapide du contexte : suite au hack, le Security Council d'Arbitrum a pris le contrôle des ETH volés pour les restituer aux victimes. AaveLabs a même soumis une proposition de gouvernance le 25 avril 2026 pour organiser ce remboursement proprement.
Sauf que les avocats Charles Gerstein et Jason Harrow du cabinet Gerstein Harrow LLP ont déposé un avis de retenue devant un tribunal fédéral de New York. Leur argument ? Ces ETH appartiendraient désormais à la Corée du Nord — le hack lui étant attribué — et pourraient donc servir à rembourser leurs propres clients dans trois affaires sans aucun lien avec Kelp, dont les jugements datent de 2010, 2015 et 2016, pour un total de 877,44 millions de dollars de dommages imposés à Pyongyang. Le hic, c'est que la justice américaine cherche depuis des années des avoirs nord-coréens à saisir sans en trouver.
Aave LLC a réagi en urgence avec une requête pour bloquer la procédure, rappelant une évidence juridique : un voleur ne devient pas propriétaire légal d'un bien juste parce qu'il l'a volé. Ces ETH sont destinés aux victimes du hack, pas à rembourser des créanciers qui n'ont rien à voir avec cette histoire.
Du côté de la DeFi, ce genre de situation inédite montre que les mécanismes de récupération on-chain peuvent rapidement se retrouver pris en otage par des procédures judiciaires venues de nulle part.
Ce que ça veut dire concrètement : si tu es victime du hack de Kelp, le remboursement pourrait être retardé le temps que les tribunaux tranchent. À surveiller de près, car la décision du juge fera jurisprudence sur la saisie d'actifs crypto liés à des États.