Bitcoin à 67K, Trump menace l'Iran : avril va être chaud
Le calme avant la tempête. Bitcoin tourne en rond depuis 24 heures, oscillant autour de 67 000 $ ce week-end de Pâques. Après une semaine agitée — un creux à 65 000 $, un pic à 69 200 $ aussitôt rejeté, puis un retour sous 66 000 $ — le marché souffle. Temporairement.
La vraie question n'est pas ce qui se passe ce dimanche. C'est ce qui arrive lundi matin.
Trump a lancé un ultimatum à l'Iran : rouvrir le détroit d'Ormuz sous 48 heures ou subir des frappes massives. Ce délai expire lundi, pile au moment où Wall Street rouvre. Peu importe l'issue — capitulation iranienne ou escalade militaire — la volatilité va revenir avec force sur tous les marchés, crypto en tête.
Ce n'est pas une surprise isolée. Depuis début 2026, une tendance s'est installée : les États-Unis frappent le week-end, quand les marchés traditionnels sont fermés. Venezuela, puis Iran. La logique est claire — limiter les dégâts pour l'économie américaine. Sauf que le marché crypto, lui, ne ferme jamais. Il encaisse tout, en temps réel, et en premier.
Trump ne s'arrête pas là. Il a annoncé que les prochaines cibles seront les ponts, puis les centrales électriques iraniennes. Il affirme que les États-Unis peuvent « facilement » ouvrir le détroit, prendre le pétrole et en tirer une fortune. Qu'on y croie ou non, chaque tweet présidentiel de ce calibre fait bouger les marchés.
Les analystes de The Kobeissi Letter sont directs : avril va être « un mois hautement agité », avec une guerre qui se prolonge et des infrastructures énergétiques critiques désormais dans le viseur.
Du côté des analystes crypto, Michaël van de Poppe anticipe un Easter calme suivi d'un retour de la volatilité dès la semaine prochaine, avant une accélération franche dans un sens ou dans l'autre. Sa conviction : la tendance sera haussière. L'argument ? Le sentiment de marché est actuellement dominé par la peur — historiquement un signal d'achat. Santiment abonde dans ce sens.
Le contexte géopolitique est donc paradoxal pour Bitcoin. D'un côté, les guerres créent de l'incertitude et poussent les investisseurs vers les actifs refuges traditionnels. De l'autre, l'instabilité du dollar et des marchés obligataires renforce l'attractivité de BTC comme actif non corrélé aux décisions politiques.
Ce que ça change : Si Trump frappe l'Iran lundi, Bitcoin ne restera pas à 67 000 $ très longtemps. La question n'est plus si la volatilité revient, mais dans quelle direction elle explose — et ceux qui restent liquides ce week-end auront l'avantage.