Charles Schwab lance le trading crypto à 0,75% — Bitcoin à 200K$ en 2026 ?
Charles Schwab vient de franchir le pas. Le géant américain du courtage, avec ses millions de clients particuliers et conseillers financiers, propose désormais le trading spot de Bitcoin et d'Ethereum directement depuis sa plateforme de courtage. Le tarif affiché : 0,75% par transaction, contre 0$ de commission sur les actions et ETFs.
Ce lancement n'est pas anodin. Schwab devient un canal de distribution direct pour les deux premières cryptomonnaies mondiales, ouvrant l'accès à une clientèle habituellement cantonnée aux actifs traditionnels. Résultat attendu : un flux de demande retail et conseillé régulier, de nature à amortir les coups de pression baissiers sur les prix.
Sur les marchés de prédiction, Bitcoin à 200 000$ d'ici le 31 décembre 2026 reste une hypothèse suivie. Ces marchés restent cependant très peu liquides : seulement 1 719$ de USDC s'échangent quotidiennement contre une valeur nominale de 43 208$. Une seule grosse transaction peut faire bouger les probabilités de façon significative. À prendre avec des pincettes.
Side note : le scénario d'un Bitcoin retombant à 60 000$ en avril 2026 génère très peu d'intérêt sur ces mêmes plateformes. Les traders semblent attendre des signaux plus clairs avant de parier sur une correction sévère.
La structure tarifaire de Schwab mérite qu'on s'y attarde. À 0,75% par trade crypto versus 0$ sur les actions, les conseillers financiers ont mécaniquement un intérêt économique à orienter leurs clients vers le Bitcoin — indépendamment de leurs convictions personnelles sur l'actif. Ce n'est pas une accusation, c'est simplement la logique des incitations. Les régulateurs américains ont déjà cette problématique dans leur radar.
À surveiller : les prochaines communications de Schwab sur le taux d'adoption crypto par ses clients, et toute évolution réglementaire encadrant le trading de cryptomonnaies via les courtiers traditionnels.
Ce que ça change : L'entrée de Schwab dans le trading spot crypto normalise définitivement Bitcoin comme classe d'actifs grand public — mais le modèle de frais crée un conflit d'intérêts structurel que ni les investisseurs ni les régulateurs ne doivent ignorer.