Iran : 344M$ USDT gelés, des wallets liés au Hamas et aux Gardiens de la Révolution
Le Trésor américain vient de frapper fort. Deux adresses crypto sur la blockchain Tron ont été sanctionnées par l'OFAC, le bureau américain de contrôle des avoirs étrangers. Montant total visé : 344 millions de dollars en USDT.
Ces wallets seraient directement liés aux Gardiens de la Révolution islamique iraniens (IRGC) et au Hezbollah, le mouvement politico-militaire classé organisation terroriste par Washington. La veille, Tether avait annoncé avoir gelé ces fonds à la demande des autorités américaines, sans mentionner explicitement l'Iran.
L'annonce intervient dans un contexte géopolitique tendu. Des rapports indiquent que l'Iran envisageait de facturer en Bitcoin le passage des navires dans le détroit d'Ormuz, un point stratégique mondial pour le transit du pétrole. Forbes a même précisé que Téhéran aurait déjà encaissé des revenus via ces péages en crypto.
Du côté militaire, rien ne s'apaise. Malgré l'annonce d'un cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran par Donald Trump cette semaine, la marine américaine a établi un blocus dans le détroit. L'Iran aurait attaqué trois navires tentant de l'emprunter.
Ce n'est pas la première fois que des acteurs sanctionnés utilisent les stablecoins pour contourner le système financier traditionnel. Mais c'est l'une des saisies les plus importantes jamais coordonnées entre une autorité régulatoire et un émetteur privé de stablecoin. Tether a coopéré sans délai.
La capacité de Tether à geler des fonds en quelques heures, à la demande d'un gouvernement, relance un débat central dans la communauté crypto : les stablecoins centralisés sont-ils réellement des outils de liberté financière, ou simplement une extension du bras réglementaire américain ?
Ce que ça change : Tether vient de démontrer, une fois de plus, qu'il peut agir comme bras armé du Trésor US en quelques heures. Pour quiconque croit que l'USDT est décentralisé, c'est un signal d'alarme clair. Les acteurs cherchant à échapper aux sanctions feraient mieux de s'en souvenir.