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Pétrole : la trêve USA-Iran fait plonger les cours de 15%

La suspension des attaques américaines contre l'Iran et la réouverture du détroit d'Ormuz ont fait chuter le baril de plus de 15%. Les marchés soufflent, les pompes aussi.
📅 mercredi 8 avril 2026 ⏱ 2 min de lecture

C'est allé vite. Ce mercredi 8 avril, Donald Trump annonce une suspension des attaques contre l'Iran pour deux semaines. Résultat immédiat : le pétrole s'effondre de plus de 15%. Le WTI tombe à 96 dollars le baril, le Brent passe sous les 95 dollars. Une purge brutale après une flambée de 70% depuis fin février.

La raison principale : l'Iran a rouvert le détroit d'Ormuz. Ce passage stratégique, par lequel transitent environ 20% du brut mondial, était bloqué depuis plusieurs semaines. Sa réouverture fait mécaniquement s'évaporer la prime de risque géopolitique intégrée dans les prix.

Les marchés actions ont immédiatement réagi. Le Nikkei a bondi de plus de 5% à Tokyo, le Kospi de Séoul a explosé de près de 7% dans la nuit. Le dollar recule face à l'euro et au yen, l'inflation énergétique attendue se dissipe. Même l'or monte de 2,30%, les investisseurs pariant sur une pause dans les hausses de taux des banques centrales.

En France, l'impact sera concret à la pompe. Le président de l'Ufip Énergie Mobilité, Olivier Gantois, annonce une baisse de 5 à 10 centimes par litre dans les prochains jours. Un souffle d'air pour les ménages qui subissaient un gazole à 2,32 euros et un sans-plomb 95 à 2,01 euros — des niveaux historiquement élevés.

Mais tout le monde retient son souffle. Les analystes rappellent que cette accalmie reste fragile. Les négociations reprennent dès vendredi. Si elles capoter, le marché peut repartir en sens inverse en quelques heures. La trêve de 15 jours n'est pas un traité de paix, c'est un simple cessez-le-feu diplomatique. Les positions spéculatives se dénouent, mais les opérateurs ne ferment pas leurs couvertures.

La durabilité de cette baisse dépend d'une seule chose : est-ce que les deux parties sont vraiment prêtes à négocier, ou est-ce du théâtre pour gagner du temps ?

Ce que ça change : Un répit bienvenu pour les consommateurs et les marchés, mais ne vendez pas vos actifs énergétiques trop vite. Un tweet de Trump ou un incident dans le Golfe, et on repart à la hausse. Traitez cette détente comme ce qu'elle est : une pause, pas une solution.

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