← Retour 🟠 bitcoin

Saylor tire la sonnette d'alarme : le BIP-110 menace Bitcoin

Michael Saylor estime que Bitcoin a gagné la guerre des récits, mais désigne le BIP-110 comme la plus grande menace restante sur le protocole. Le débat s'enflamme après l'invitation de David Bailey aux partisans de cette modification.
📅 samedi 4 avril 2026 ⏱ 2 min de lecture
Saylor tire la sonnette d'alarme : le BIP-110 menace Bitcoin

Michael Saylor ne mâche pas ses mots. Le cofondateur de MicroStrategy, qui détient des milliards en Bitcoin, vient de pointer publiquement le BIP-110 comme le risque numéro un pesant encore sur l'actif. Pas les régulateurs. Pas les concurrents. Une modification du protocole.

Son constat de départ est clair : Bitcoin a gagné la guerre du récit à l'échelle mondiale. Les institutions y sont. Les États s'y intéressent. L'or numérique a convaincu. Mais Saylor refuse de pavoiser. Pour lui, une seule chose peut encore faire dérailler le train : toucher au protocole lui-même.

Le BIP-110, c'est quoi exactement ? Une proposition d'amélioration de Bitcoin qui, selon ses détracteurs, ouvrirait la porte à des modifications structurelles du réseau. Saylor y voit une menace existentielle. Modifier les règles du jeu sur un actif dont toute la valeur repose précisément sur son immuabilité, c'est jouer avec le feu.

De son côté, David Bailey, l'organisateur de la Bitcoin Conference — l'un des événements les plus influents de l'écosystème — a décidé d'inviter publiquement les partisans du BIP-110. Un geste qui ne passe pas inaperçu et qui relance immédiatement le débat dans la communauté.

La tension est réelle. D'un côté, les maximalistes de l'immuabilité, pour qui chaque modification du protocole est une trahison de l'essence même de Bitcoin. De l'autre, des développeurs et acteurs qui estiment que le réseau doit évoluer pour rester compétitif et répondre à de nouveaux enjeux techniques.

L'histoire de Bitcoin est jalonnée de ces batailles. La guerre des blocs entre 2015 et 2017 a failli fracturer définitivement la communauté. Elle a accouché de Bitcoin Cash, devenu depuis anecdotique. Saylor connaît cette histoire par cœur et sait que ces débats ne sont jamais anodins.

Ce qui frappe ici, c'est le timing. Alors que Bitcoin atteint des sommets historiques et s'impose dans les bilans des plus grandes entreprises mondiales, la question de la gouvernance du protocole revient sur la table. Qui décide de l'avenir de Bitcoin ? Les mineurs ? Les développeurs ? Les grands hodlers comme Saylor lui-même ?

Le fait qu'un homme possédant autant de BTC que Saylor prenne la parole sur ce sujet précis n'est pas neutre. Il a un intérêt direct à la stabilité du protocole. Son empire financier repose dessus.

La communauté va devoir trancher. Et comme toujours avec Bitcoin, ça ne se fera pas en silence.

Ce que ça change : Si le BIP-110 venait à être adopté malgré l'opposition des maximalistes, ce serait le premier signal sérieux que l'immuabilité de Bitcoin — son argument de vente ultime — peut être remise en question. Pour les investisseurs institutionnels qui ont misé sur la prévisibilité du protocole, ce serait une rupture de confiance majeure. Saylor a raison de hausser le ton.

A lire aussi