Tether rachète 951 BTC : la machine à accumuler tourne encore
Tether vient d'ajouter 951 BTC supplémentaires à ses réserves. Le montant de l'opération : un peu plus de 70 millions de dollars, selon les données on-chain d'Arkham Intelligence. Le retrait a été effectué directement depuis Bitfinex, comme à l'habitude.
Le total détenu par l'émetteur du stablecoin USDT atteint désormais 91 141 BTC, soit environ 7,2 milliards de dollars aux prix actuels. Cela place Tether en cinquième position parmi les plus grands portefeuilles Bitcoin identifiés on-chain.
Ce n'est pas un coup de poker isolé. Depuis 2023, Tether alloue environ 15 % de ses bénéfices trimestriels à l'achat de Bitcoin. Le schéma est rodé : chaque fin de trimestre, les coins sont retirés de Bitfinex et viennent gonfler l'adresse de réserve de la société. Ce dernier mouvement s'inscrit exactement dans ce calendrier.
L'objectif affiché est double : diversifier les actifs opérationnels de la société et renforcer les réserves qui garantissent l'USDT. En clair, Tether ne spécule pas, il construit une trésorerie.
Le timing est notable. L'achat intervient alors que le marché traverse une phase de pression. Certains traders y voient un signal de demande stable malgré la correction. Prudence toutefois : il s'agit d'une politique de trésorerie planifiée, pas d'un pari directionnel sur le prix à court terme.
Sur le front des ETF spot américains, le contexte est également encourageant. Les données de Farside Investors indiquent des entrées nettes dépassant 400 millions de dollars le mardi 14 avril. BlackRock et son fonds IBIT ont capté à eux seuls 213,8 millions de dollars de ces flux. Ce rebond fait suite à une sortie nette de 290 millions de dollars le lundi précédent, une volatilité des flux directement liée à l'amélioration des chiffres PPI américains et à une détente diplomatique autour des négociations États-Unis / Iran.
Les institutionnels n'ont donc pas lâché. Ils ont juste marqué une pause d'un jour.
Ce que ça change : Tether accumule méthodiquement depuis deux ans sans jamais dévier. Quand l'un des acteurs les plus capitalisés du secteur achète mécaniquement à chaque trimestre, peu importe le prix, ça crée un plancher de demande structurel que beaucoup sous-estiment encore.