ETH à 60 000$ ? Le patron de Bitmine y croit dur comme fer
Thomas Lee, président de Bitmine Immersion Technologies, ne mâche pas ses mots : le mini-hiver crypto est fini, et Ethereum va exploser.
C'est depuis la Paris Blockchain Week 2026 qu'il a lâché ses prédictions. Selon lui, les marchés touchent leur point bas exactement dans les moments de panique — conflit avec l'Iran, Covid-19, peu importe la crise. Le schéma se répète, et cette fois ne serait pas différente.
Sa thèse centrale : l'ETH pourrait atteindre 60 000 dollars, soit un x25 par rapport aux cours actuels. Le calendrier annoncé ? 2028-2029. Pas dans 50 ans. Dans 3 à 4 ans.
Ce scénario repose sur deux moteurs qu'il appelle des mégatendances. Premier moteur : la tokenisation des actifs du monde réel (RWA). Des actions, de l'immobilier, des obligations — tout ça migre sur la blockchain Ethereum, créant une demande structurelle massive en ETH pour chaque transaction. Deuxième moteur : l'IA agentique. Ces agents d'intelligence artificielle autonomes ont besoin d'exécuter des smart contracts en continu, et ils le feront massivement en ETH. Résultat selon Lee : un super-cycle de 15 ans pour Ethereum.
Bitmine ne fait pas que parler. La société a accumulé 4,87 millions d'ETH, ce qui représente environ 4,04 % de l'offre totale en circulation. L'objectif affiché est d'atteindre les 5 %. En parallèle, ces ETH sont mis en staking, générant des revenus passifs réguliers — une stratégie qui rappelle celle de MicroStrategy avec Bitcoin, mais appliquée à Ethereum.
La comparaison avec le marché actions est intéressante. Lee souligne que cette récente correction crypto était atypique : elle n'a pas coïncidé avec une baisse généralisée des bourses mondiales. D'où le terme "mini-hiver" — une anomalie passagère, pas un vrai bear market structurel.
Reste à savoir si cette vision tient la route. La tokenisation des RWA progresse, c'est factuel. L'IA agentique est encore embryonnaire, mais la dynamique est réelle. Ce qui est certain, c'est que Bitmine mise des milliards sur cette conviction — et qu'à 4 % de l'offre totale, la société a tout intérêt à ce que la prédiction se réalise.
Ce que ça change : quand une société détient 4 % de l'offre totale d'un actif et annonce un x25, ce n'est plus de l'analyse — c'est de la communication d'intérêts. La thèse RWA + IA reste solide sur le fond, mais prenez les chiffres de Lee avec le recul qu'ils méritent.