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Kaiko rachète Cometh et sa licence MiCA pour dominer la data DeFi en Europe

Kaiko acquiert Cometh et sa licence MiCA pour devenir le seul fournisseur indépendant régulé d'infrastructure de données crypto en Europe.
📅 jeudi 21 mai 2026 ⏱ 2 min de lecture · 3 vues · Par Gabriel
Kaiko rachète Cometh et sa licence MiCA pour dominer la data DeFi en Europe

Kaiko vient de mettre la main sur Cometh, l'infrastructure DeFi française, et ce n'est pas anodin. L'objectif affiché est clair : devenir « le seul fournisseur indépendant et régulé MiCA d'infrastructure de données de bout en bout pour les actifs numériques ». Traduction : Kaiko s'offre une longueur d'avance réglementaire considérable en Europe, sans avoir à faire la queue auprès des régulateurs.

Pour comprendre ce qui se joue ici, il faut regarder le contexte réglementaire dans lequel cette acquisition s'inscrit. MiCA — le règlement européen sur les marchés de crypto-actifs — est entré pleinement en vigueur fin 2024 et impose des contraintes sérieuses aux acteurs qui veulent opérer légalement sur le sol européen. Obtenir une licence MiCA, c'est des mois de procédures, de dossiers, d'échanges avec les autorités compétentes. En rachetant Cometh, qui avait déjà accompli ce chemin, Kaiko court-circuite tout ça. C'est un raccourci stratégique brutal, et franchement bien vu. Les institutions financières qui déploient des produits tokenisés, des flux de règlement en stablecoin ou des dérivés sur des réseaux distribués ne peuvent plus se permettre de travailler avec des fournisseurs de données hors cadre réglementaire. La demande pour des oracles et des capacités d'exécution conformes aux standards de la finance traditionnelle est en train d'exploser, et Kaiko l'a bien compris avant ses concurrents.

Ce qui est aussi intéressant dans cet deal, c'est l'aspect technique. Les équipes de Cometh ne disparaissent pas dans les limbes post-acquisition — elles sont activement mobilisées pour approfondir la recherche sur les écosystèmes clés. On parle d'Ethereum et ses Layer 2, mais aussi de réseaux plus orientés entreprises comme Canton et Stellar. Ce sont des blockchains qui intéressent moins le retail mais qui sont au cœur des projets d'actifs tokenisés portés par les grandes institutions financières européennes. Kaiko se positionne donc très clairement sur le segment institutionnel, là où les marges sont les plus élevées et où la régulation devient un avantage compétitif plutôt qu'un frein.

L'analyse ici est assez simple : on assiste à une consolidation accélérée du marché de l'infrastructure crypto en Europe, directement provoquée par MiCA. Les acteurs qui n'ont pas encore leur licence vont devoir soit se lancer dans un processus long et coûteux, soit se faire racheter par quelqu'un qui l'a déjà. Elodie de Marchi-Chouard, COO de Kaiko, parle de répondre à la demande institutionnelle « à grande échelle » — c'est le signal que d'autres acquisitions pourraient suivre. Pour les acteurs français de la DeFi, ce mouvement montre qu'une licence réglementaire bien obtenue peut devenir une exit strategy très concrète. Pour les utilisateurs et les développeurs en revanche, la concentration de l'infrastructure de données entre quelques mains régulées soulève des questions légitimes sur l'indépendance à long terme de ces outils.

La prochaine étape à surveiller : comment Kaiko va intégrer les produits Cometh dans son offre existante, et si d'autres fournisseurs de data crypto vont répliquer cette stratégie d'acquisition-licence avant que le marché soit verrouillé.

Source : cryptoast.fr
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