Trump menace l'Iran, le marché crypto rebondit de 2,5%
Trump a encore mis le feu aux poudres ce week-end. Sur Truth Social, le président américain a balancé un message sans filtre : "Open the fuckin' Strait, you crazy bastards, or you'll be living in Hell". Cible : l'Iran, qui contrôle toujours le détroit d'Ormuz depuis le début du conflit le 28 février. La deadline ? Mardi. Après ça, Trump menace de frapper les centrales électriques et les ponts iraniens.
Mais dans la même journée, sur Fox News, le même Trump affirmait qu'il y avait "de bonnes chances" d'un accord en moins de 24 heures, reconnaissant qu'une négociation est "en cours" avec Téhéran. Il a même ajouté : "Si aucun accord n'est conclu rapidement, j'envisage de tout faire sauter et de prendre le contrôle du pétrole." Contradiction assumée, ambiguïté maximale.
Axios enfonce le clou avec une info qui change tout : les États-Unis, l'Iran et des médiateurs régionaux discuteraient des termes d'un cessez-le-feu de 45 jours, susceptible de mettre fin définitivement au conflit. À prendre avec des pincettes, mais les marchés n'ont pas attendu de confirmation.
Résultat immédiat sur les cryptos : la capitalisation totale du marché a bondi de 2,5% en quelques heures, soit +70 milliards de dollars, pour atteindre 2,44 billions de dollars, un plus haut en 11 jours. Bitcoin a touché 69 500$ sur Coinbase lundi matin selon TradingView.
La volatilité a fait des dégâts côté shorts. En 24 heures, les liquidations totales atteignent 255 millions de dollars, dont 73% de positions short. Ceux qui pariaient sur la baisse se sont pris un mur.
Pendant ce temps, la fermeture du détroit continue de faire grimper le pétrole brut à environ 112 dollars le baril. The Kobeissi Letter prévient : si ce niveau se maintient encore 7 semaines, l'inflation CPI américaine pourrait remonter à 3,7%. Depuis le début de la guerre le 28 février, les Américains dépensent 240 millions de dollars supplémentaires par jour en carburant. Le pouvoir d'achat prend l'eau.
Le marché crypto joue donc la carte de l'optimisme prudent. Un accord rapide sur le détroit = pétrole qui baisse = pression inflationniste allégée = Fed moins agressive = contexte favorable aux actifs risqués. La logique est simple, même si elle repose entièrement sur la parole d'un homme qui mélange ultimatums guerriers et ouvertures diplomatiques dans le même souffle.
Ce que ça change : si un cessez-le-feu de 45 jours se confirme, le marché a largement de quoi aller chercher de nouveaux sommets. Mais tant que Trump continue de jouer sur les deux tableaux et qu'aucun accord signé n'existe, chaque tweet peut aussi bien tout effacer. Restez liquides.